La prochaine fois que j'aurai à répondre devant ces sauvages encostumés qui ne connaissent jamais d'autres jeux que la matraque et le gaz, la prochaine fois que j'aurai à me justifier devant ces barbares qui garantissent "l'ordre public" en saignant des lycéens et en envoyant à la mort des collégiens dans des transformateurs électriques, la prochaine fois que l'on me demandera si j'ai quelque chose à déclarer quant à la légitimité de la manifestation, à l'abruti décérébré psychodingue chargé de ma déposition, je dicterai :

Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre,
Ce que la vérité le contraint de penser,
Et à qui le respect d'un qu'on n'ose offenser
Ne peut la liberté de sa plume contraindre !

Las, pourquoi de ce noeud sens-je la mienne éteindre,
Quand mes justes regrets je cuide commencer ?
Et pourquoi ne se peut mon âme dispenser
De ne sentir son mal ou de s'en pouvoir plaindre ?

On me donne la gêne, et si n'ose crier,
On me voit tourmenter, et si n'ose prier
Qu'on ait pitié de moi, O peine trop sujette !

Il n'est feu si ardent qu'un feu qui est enclos,
Il n'est si fâcheux mal qu'un mal qui tient à l'os,
Et n'est si grand douleur qu'une douleur muette.

Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets)


On veut nous faire taire pour ne pas nous entendre alors que ce mal qui nous touche les premiers concerne toute la société. C'est un mal qui tient à l'os, à la structure de l'organisation sociale et qu'on ne peut isoler, parqué, emmuré dans aucun quartier et sous aucune étiquette.


Il n'est feu si ardent qu'un feu qui est enclos,
Il n'est si fâcheux mal qu'un mal qui tient à l'os,
Et n'est si grand douleur qu'une douleur muette.

On veut nous faire taire alors que pour stopper le mal, il conviendrait tout au contraire de nous faire parler...

On veut nous "civiliser" en prétendant nous expliquer que nous avons tort, voire que nous n'existons pas ! Alors que pour stopper le mal, il conviendrait tout au contraire de nous écouter...


Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /2007 11:11
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Idées politiques

La signification réelle du mot "République" est "chose publique", donc ce qui est propre à la collectivité et englobe la propriété collective.

"Démocratie" signifie le libre exercice des droits individuels, ce qui n'est praticable que dans l'Anarchie.

La véritable république démocratique et fédérale est la propriété collective, l'Anarchie et la Fédération économique, c'est à dire la libre fédération universelle des libres associations ouvrières, agricoles et industrielles.

Section régionale espagnole de la Première Internationale. 1er Septembre 1871.

"La république est une anarchie positive.

Ce n'est ni la liberté soumise A l'ordre, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre.

C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre mais MERE de l'ordre."

Pierre-Joseph Proudhon
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