Entente

Publié le par ced

A Mycea,

 

 

 

Dans le silence,

Je ne m’impose pas.

Dans les séances,

Je ne m’impose pas.

Ni dans les grands moments,

Ni dans l’écoulement du temps.

 

 

 

 

Je suis là, je me pose

Parfois, je me repose

Je vis ici, je suis là

Alors je n’attends pas

 

 

 

 

Mais j’entends.

 

 

 

 

J’entends le rire

J’entends le trop dire

Ce quelque chose qui regarde fixement

Et puis qui doucement se tend

Ce quelque chose qui sourit

Silences non traduits…

 

 

 

 

J’entends et j’écoute mon cœur

Le tressaillement, la pulsion du frisson qui bouillonne, le sang terrible qui nous parle : langage inouï, désaxé et coupant. Sortilège de nos corps et tremplin de nos pensées, langage enlacé de tendresse et de brutalité.

Au-dedans, je cherche la juste mesure,

Vaine quête d’absolu…

Et je saisis au vol l’arc de mes impulsions,

J’existe !

Puis je me trompe car cela est inéluctable

Oui je me trompe mais je ne trompe personne

Parce que je ne m’impose pas.

 

 

 

 

Là, dans cet univers, mon paradis

Auquel vous n’avez rien compris

Je me pose et j’entends la contradiction

De cette contradiction naît ma réflexion

Elle est trop souvent sèche et sans horizons,

Elle est trop souvent silencieuse et sans solutions…

 

 

 

 

Je l’entends, je le vois, je le sens,

Ce mur et ce carcan

Que vous vous êtes construit

Derrière lequel vous vous êtes enfouies

Opacité où vous vous êtes ensevelies

 

 

 

 

Moi, je l’aime aussi

Car je m’en nourris.

Publié dans poésie

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