Le système marchand capitaliste

Publié le par sed

Maintes fois, au cours du XXème siècle on a enterré, toujours à tort, le système marchand. A toutes les crises du XXème siècle on a annoncé sa fin… Et il est toujours debout, apparemment plus en forme que jamais. Mais son idéologie et le système marchand qu'elle gouverne sont-ils pour autant indépassables?



Rappelons que "marchand" signifie pour les économistes : "dont le prix résulte de la loi du marché" et s'oppose à "non marchand" qui veut dire : "pour lequel le prix éventuel à payer ne dépend pas du marché (service public, domestique)" (*). Le système marchand est soumis à la loi du marché (tautologie) , il est donc capitaliste.

La loi du marché est capitaliste depuis l'avènement de la bourgeoisie comme classe dominante (1789) avant, on parlait de mercantilisme. La loi du marché, aujourd'hui, est fixée par l'Organisation Mondiale du Commerce. Cette organisation est capitaliste, on dit aussi néolibérale, c'est donc son idéologie que politiques et économistes prétendent nous présenter comme indépassable.

"C'est être arrogant et téméraire d'oser professer de grandes vertus" disait Rousseau. Alors il est bien possible qu'il soit arrogant et téméraire d'oser professer l'anticapitalisme mais ce n'est pas cela qui me fera taire.

Alors, parlons un peu d'histoire, d'abord pour rappeler que le capitalisme n'est qu'une idéologie encore récente et qu'elle a toujours été sujette à de larges contestations populaires. C'est cela que montre l'histoire du XXème siècle et non, comme on essaye de le faire croire au peuple aujourd'hui, l'indépassabilité du capitalisme.

Plus largement, notre science économique moderne ne se fonde que sur des postulats récents qui ne dattent que du XVIIIéme siècle. Ces principaux fondateurs sont Adam Smith, Jean-Baptiste Say et quelques autres.

L'œuvre principale d'Adam Smith, la Richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Le grand postulat de cette "science économique moderne" est, citons Adam Smith : "tout travail doit dégager un excédent" . Cet excédent étant retiré au travailleur, on peut aussi le traduire ainsi : "tout travailleur doit accepter de se laisser voler d'une partie de ce que son travail produit" . Ce qu'Adam Smith propose et avec lui notre "science économique moderne" (qui s'apparente bien plus à la mythologie d'une secte ou d'une religion qu'à une science) est donc une sorte d'intermédiaire entre l'esclavage et le travail libre. Aujourd'hui, parce que la lutte anticapitaliste n'est pas assez intense, beaucoup plus proche de l'esclavage que du travail libre.

"Les économistes sont des cons et c'est ça qu'on dénonce"


C'est ce que scande une chanson populaire. Que la mythologie capitaliste soit absurde et qu'elle ne produise que des horreurs, cela est su et dénoncé depuis qu'elle existe mais le capitalisme n'a jamais eu besoin de raisons pour asseoir sa puissance, il ne s'est jamais servi que de sa force. Il s'agit donc pour le peuple de répondre par la force aussi et c'est cela qui lui est difficile. Tout cela n'a rien de nouveau !

Méfions nous donc de tous les discours apocalyptiques modernes à la Nicolas Hulot et consorts qui trouvent malheureusement trop d'échos : la catastrophe n'est pas nouvelle, elle a déjà plusieurs siècles. Les bourgeois sont une minorité de parasites qui trafiquent, qui spéculent et qui agiotent sans naturellement travailler. Ils n'ont jamais été rien d'autre. Le pire, c'est qu'ils ont, en plus, tous les pouvoirs et que leur bêtise congénitale pleine de bondieuseries primitives, d'élitisme et d'intolérances représentent un grave danger pour l'Humanité, la Nature et l'avenir de notre planète. Tout cela, encore, n'a rien de nouveau.

La bourgeoisie est aussi pleine de dédain pour le prolétariat que la noblesse ne le fût jamais pour la roture. Les bourgeois ne sont que des exploiteurs et des tortionnaires dont il nous faut nous délivrer. Ils ne doivent leur position sociale avantageuse qu'à l'accumulation spéculative familiale qu'ils souhaiteraient poursuivre indéfiniment sans ne jamais penser à ceux qui crèvent de leurs appétits voraces. D'ailleurs les bourgeois ne pensent pas, ils croient. Ils n'ont jamais fondé leur domination ni sur aucun savoir ni sur aucun talent. Alors, à défaut, ils ont des "responsabilités", sortes de nouveaux titres de noblesse, qu'ils exercent en toute inconscience à l'image de leur représentant : l'attardé mental qui ne doit pas manger de brezel sans sa maman mais qui gouverne notre monde. L'avenir de l'Humanité, de la Nature et de notre planète sont compromis par la bêtise bourgeoise barbare. Tout cela, encore une fois, n'a rien de nouveau. C'est su et dénoncé depuis que le capitalisme existe et même avant. Citons une petite phrase d'Aristote qui à elle seule ridiculise toutes les théories des économistes :

"Les pièces ne font pas des petits."


Les capitalistes devraient tous retourner à l'école et la copier cent fois ou peut être plus puisqu'aucun d'entre eux ne l'a encore comprise aujourd'hui... Les économistes préfèrent continuer à écrire des nouveaux livres, à inventer des nouvelles bondieuseries comme le développement durable ou le commerce équitable. Leur bras armé continue à taper sur les manifestants, à massacrer tous les peuples qui lui sont donnés à massacrer (Iraq, Tchetchénie, Mexique, ...) Bref ! Ils continuent, de la plus sanguinaire des façons, à s'enfoncer dans leur bêtise primitive plutôt que d'admettre enfin que jamais ni leurs pièces, ni leurs billets, ni leurs cartes bancaires ne seront munies d'organes reproducteurs et que toute richesse n'a jamais été produite que par le travail des travailleurs et des travailleuses.


La bêtise et la cruauté des capitalistes semblent sans fin, il ne convient qu'à chacun de nous d'y remédier !


Note: (*) (source : le Petit Robert)

 

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