UN PROJET DE SOCIETE :

Publié le par sed

RECONSTRUIRE LA SECURITE SOCIALE !

La vocation de la sécu est d'être un vaste système de solidarité sociale fondé sur l'adage : « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens ». Le modèle que l'Etat et le patronat rêvent de nous imposer, dans un souci de prétendue "modernisation", est quant à lui la copie conforme du système libéral américain, totalement inefficace, où tout doit être vendu aux privés. Les catastrophes humaines et environnementales provoquées par cette logique de privatisation totale de l'économie nous apparaissent chaque jour encore un peu plus.

Ils voudraient nous faire croire que garantir un accès aux soins de qualité, le même pour tous n’est plus aujourd’hui économiquement réaliste. Ils voudraient nous faire croire qu'il y a trop de chômeurs et de retraités aujourd'hui pour pouvoir encore couvrir tous les travailleurs dans un système de solidarité où les périodes de chômage sont indeminisées et la retraite assurée pour tous... Pour nous faire avaler ces couleuvres, on nous ressort tantôt l’argument du vieillissement de la population, tantôt des thèses carrément racistes sur les étrangers qui viendraient vider nos caisses…

Mensonges ! Le "trou de la sécu" n'est pas dû à l'inefficacité d'un système archaïque.

Rappelons nous simplement que lors de la création de la sécu en 1945, la France sortait de l’occupation, ruinée et qu’on ne disposait pas alors de l’ensemble des richesses qu’il suffirait simplement aujourd’hui de redistribuer un peu plus équitablement jusqu'à l'égalité économique et sociale. Aujourd'hui, nous ne sortons d'aucune guerre et s'il reste cependant des quartiers à réhabiliter ou des logements sociaux à construire, la situation n'a rien de comparable. Aujourd'hui, ce qui est en panne, ce n'est pas l'économie mais la solidarité.

Le « trou de la secu », c’est eux qui l’ont creusé !


Le "trou de la sécu", c'est les exonérations patronales, c'est les dettes de l'Etat, c’est le détournement des taxes sur le tabac et l’alcool, c'est la tarification excessive des médicaments pratiquée par les grands laboratoires pharmaceutiques (permise notamment par le système des brevets), c'est l'augmentation du prix des consultations, etc, etc...

C’est donc l’Etat et le patronat qui orchestrent le déficit de la sécu pour faire passer des mesures antisociales soi disant nécessaires puisque exigées par la logique néo-libérale (notamment dans le cadre de l’Accord Général sur le Commerce des Services) et, à terme, faire du droit à la santé, à l'assurance chômage ou à la retraite des services entièrement commerciaux qu’il faudra être capable de se payer ou dont il faudra se passer. C'est une politique clairement dirigée contre les pauvres.

Pour une sécu solidaire, par tous et pour tous !

Contrairement aux assurances privées et aux mutuelles, dans son principe, la sécurité sociale entend donner un accès égal aux soins pour tous : Chacun paie en fonction de son revenu, sans tenir compte du risque qu’il représente et tout le monde est couvert de la même façon, il n’y a pas d’échelons. Cependant, pour une réelle égalité de tous face à l’accès aux soins, le régime obligatoire d’assurance-maladie qui ne prend en charge aujourd’hui que partiellement les soins doit passer à une prise en charge à 100 %. Pour cela, il faut d’abord en finir avec les subventions publiques envers le privé. Les lits privés dans les hôpitaux publics et les dotations financières publiques pour la rénovation des établissements privés doivent être supprimés.

C'est dans le même esprit que doivent être gérées les caisses du chômage et des retraites. Tout à l'inverse de la politique actuelle de radiation sauvage des chômeurs de l'A.N.P.E. (après quelques mois de maigres subsides charitablement accordées) , tout à l'inverse de la politique actuelle qui consiste à repousser systématiquement l'âge de la retraite jusqu'à, présentons le, la mort, il convient de démontrer ou de redémontrer notre attachement aux valeurs de solidarité.

Le financement des caisses doit être amélioré :

Cela passe d’abord par le remboursement des dettes patronales et de celles de l’Etat. Mais il faut surtout imposer un rééquilibrage de la part des salaires dans la richesse créée par les entreprises. Cela est d’autant plus possible que celle-ci a baissé de 10 points en 20 ans. La part dite patronale des cotisations sociales doit donc augmenter de façon très significative.

Les brevets qui interdisent la production de médicaments pourtant nécessaires doivent être supprimés. L'évaluation du besoin financier pour les services de santé et l’orientation générale des activités de l’industrie pharmaceutique doit être librement discutée, débattue et décidée par tous pour répondre aux besoins réels de santé publique et que notre santé ne soit plus soumise à la logique de profit.

L'évaluation du besoin financier pour les caisses du chômage et des retraites ainsi que l’orientation générale des activités de l'ensemble des organismes nécessaires à la bonne organisation du travail doit être, de la même façon, librement discutée, débattue et décidée par tous les travailleurs, chômeurs et précaires pour répondre le plus justement aux besoins réels de tous ceux qui produisent et que notre travail ne soit plus soumis au dictat capitaliste.
 
L'Etat et le patronnat doivent donner satisfaction aux travailleurs et financer notre sécu à la hauteur des besoins ou bien s'en aller !

Publié dans théories

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Rabbi jacob 22/12/2006 17:28

Tu te plains de la censure et tu vires les commentaires!Bravo!Faites ce que je dis pas ce que je fais....

sed 23/12/2006 00:13

C'est une justice inné (pas seulement en moi mais en nous tous) dont je pourrais écrire des pages et des pages mais en vain car il en manquerait toujours et comme un travail ne doit jamais être vain, je laisse la "justice inné" dicter si un commentaire a sa place ou pas.