Le système électoral ne sert qu'un seul but, la hiérarchisation des individus : il crée une élite, une caste d'élus et une masse d'électeurs exploités, bafoués, trompés, humiliés, ...

La preuve historique de cette nature (intrinsèque ou essentielle) propre à tout système électoral de la République de Rome à aujourd'hui est qu'il a chaque fois conduit à la dictature. (1)

Il faut donc le détruire pour construire une autre société : la République, la véritable république démocratique et fédérale, la propriété collective, l'Anarchie et la Fédération économique, c'est à dire la libre fédération universelle des libres associations ouvrières, agricoles et industrielles.


Le principe du suffrage universel n'a jamais constitué la moindre avancée dans l'émancipation du peuple. Prétendument issu des Lumières prétendent certains fiéffés menteurs, il n'en est absolument rien ! Citons plutôt Voltaire qui représente tout de même mieux les Lumières que tout pseudo-spécialiste auto-proclamé :

"Il vaudrait mieux n'avoir point de lois [donc point d'élus pour les voter] et n'écouter que la nature qui a gravé dans nos coeurs les caractères du juste et de l'injuste que de soumettre la société à des lois si insociables." (2)


Le principe du suffrage universel n'a jamais constitué, comme la bourgeoisie le prétend, une victoire du peuple pour le peuple, jamais il ne s'est battu pour aller voter : ni en 1789 où il voulait la République, ni en 1848 où on le chassa sauvagement du gouvernement provisoire pour imposer dans le sang une élection qui conduisit au Second Empire, ni en 1871 où l'on massacra sa Commune (30 000 victimes lors de la "semaine sanglante") .


La démocratie d'aujourd'hui et ses élus qui nous gouvernent sont aussi pleins de dédain pour l'electorat que la noblesse ne le fut jamais pour la roture. La soi disante "abolition des privilèges" de la nuit du 4 Août n'a jamais été autre chose qu'une redistribution des privilèges de la noblesse et du clergé au profit des élus bourgeois qui gouvernaient. S'il y a bien eu une avancée pour le peuple en 1789, elle ne concerne qu'un début d'émancipation avec une tentative d'avènement de la République et la destitution de certains des privilèges du Clergé.


Reste que notre président, nos députés et nos élus qui gouvernent sont tout comme notre pape, nos évêques et nos curés qui prêchent ! Nous les électeurs français, comme des bigots catholiques, n'aurions que le droit de choisir notre paroisse et de croire en elle. En dehors, point de salut !


La France demeure la soeur aînée de l'Eglise, elle ne tombera qu'avec elle ! Non seulement le shéma organique du système qui nous opprime n'a guère évolué depuis l'Ancien Régime mais sa mère n'est pas morte et, basée au Vatican, se porte même très bien dans le monde.

 

La République que le peuple réclamait n'a jamais existé ou très peu. Elle ne peut se construire que sur les cendres du système électoral : il faut d'abord saboter cette machine pour laquelle le peuple est toujours resté froid, qui n'est qu'un instrument entre les mains des classes dominantes pour maintenir leur pouvoir sur le peuple.


QU'ILS S'EN AILLENT TOUS !


L’abstention marque une position de rejet à l’encontre de ce système. Selon les principes de la démocratie, si le taux d'abstention atteint les 51 % alors l'élection est nulle. La majorité de la population ayant refusé d'y participer, l'élu d'un tel scrutin n'est pas représentatif de ce peuple.


C’est une forme de « grève civique » , c’est une révolte froide, consciente et déterminée mais limitée tout de même à un aspect purement formel de la contestation. L'anti-électoralisme ne peut prendre son sens que s’il y a, parallèlement, une pratique concrète qui œuvre dans le sens du changement social. Encore faut-il en avoir les moyens et il n'y a que la solidarité, une solidarité populaire perdue, qui puisse donner au peuple la force de son émancipation.


POUR UNE ABSTENTION ET UNE SOLIDARITE POPULAIRES ET MASSIVES !


(1) Voir l'article "le FN et les élections"

(2) La Princesse de Babylone VI § 4 


Post scriptum : quelques citations


"Ou bien c'est l'élu qui se soumet à la volonté de l'électeur, dans ce cas, il n'est plus libre et le voilà à l'entière disposition du corps électoral devenu son maître, ou bien le représentant ne se soucie que de ses intérêts et alors ceux qui l'ont délégué cessent à leur tour d'être libre."

"Le suffrage universel, la liberté de la presse, etc., pour lesquels le peuple est toujours resté froid, ne sont qu'un instrument entre les mains des classes dominantes pour maintenir leur pouvoir sur le peuple."

"Liberté de la presse et de réunion, inviolabilité du domicile et tout le reste, ne sont respectées que si le peuple n'en fait pas usage contre les classes privilégiées."

Michel Bakounine


"Voter, c'est abdiquer."

"C'est admettre le bien fondé du contrat social."

Elisée Reclus


"Si les élections pouvaient changer la vie, cela ferait longtemps qu'elles seraient interdites."

Vieux slogan anar.

Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 13:35
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Commentaires

             


                                 AGIR AU LIEU D'ELIR


                 L'URNE MIROIR AUX ALOUETTES


                          ABSTENTION REVOLUTIONNAIRE

Commentaire n°1 posté par LIBERTAD le 16/12/2006 à 19h47

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La signification réelle du mot "République" est "chose publique", donc ce qui est propre à la collectivité et englobe la propriété collective.

"Démocratie" signifie le libre exercice des droits individuels, ce qui n'est praticable que dans l'Anarchie.

La véritable république démocratique et fédérale est la propriété collective, l'Anarchie et la Fédération économique, c'est à dire la libre fédération universelle des libres associations ouvrières, agricoles et industrielles.

Section régionale espagnole de la Première Internationale. 1er Septembre 1871.

"La république est une anarchie positive.

Ce n'est ni la liberté soumise A l'ordre, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre.

C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre mais MERE de l'ordre."

Pierre-Joseph Proudhon
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