Manifeste du premier Mai

Publié le par ced



Il faut rappeler que le Congrès International Ouvrier Socialiste de 1889 à Paris a fixé le premier mai comme Jour International du Travail, en hommage aux travailleurs de la grève pour les huit heures qui parcourut les Etats-Unis de côte à côte le 1 mai 1886 et surtout pour les faits violents de Chicago qui se sont terminés dans le massacre de HavMarket le 4 mai suivant et le jugement postérieur contre les dirigeants anarchistes qui ont été pendus un an et demi après.

 

La journée de jusqu'à 16h. Un salaire de survivance. Le chômage ou l'émigration. L'exploitation infantile. Le service de nuit des femmes pour compléter le salaire familial. En définitive, une misère, une exploitation et une répression policière étaient les conditions de travail qui ont porté à la grève ces travailleurs.


Il est possible que nous nous soyons trop accommodés et en ce qui concerne l'enceinte la plus proche, parler de misère nous semble excessif, cependant, des fabriques en Indonésie tournent 24h/24 avec deux pauses pour manger et les enfants de 14 ans travaillent 50 heures par semaine pour un salaire 40 % plus bas que les adultes. Des petits garçons et des petites filles se prostituent au Brésil, se font exploités et exploitées en Inde en fabriquant des tapis, dans le reste de l'Asie en fabriquant des vêtements sportifs ou des jouets, ou sont soumis au travail dur de la mine en Colombie.

 

Selon les données proportionnées par la F.A.O. (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), dans le monde il y a 852 millions de personnes qui souffrent de la faim et qui continuent à cultiver des céréales pour la production de biocombustibles.

 

Un siècle de lutte pour les droits des travailleurs, arasés par les multinationales dans un système qui fomente l'individualisme et la compétitivité.

Il est possible que nous nous soyons trop accommodés et en ce qui concerne l'enceinte la plus proche, parler de misère nous semble excessif, mais nous pourrions parler des "milleuristes" (*) qui dorment dans les litières des compartiments d’habitation, pas des maisons, avec des personnes qu’ils ne connaissent pas, des morts causées par les accidents du travail, d’une directive oubliée Bolkenstein qui nous nuit à tous, des escroqueries aux immigrants sans papiers de la part des maffias associées aux patrons corrompus. D'une société de consommation, vitrine lumineuse dont les ingénus travailleurs, comme les insectes, une fois attrapés ne peuvent s'échapper, obligés de se taire et de faire des heures et des heures, en nuisant à leur santé et à leurs compagnons pour que le patron ne les jette pas et ainsi pouvoir payer les emprunts et les hypothèques, dépensés pour des nécessités inutiles créées par le système.

 

Un siècle de lutte pour les droits des travailleurs arasés par le néolibéralisme. Compagnons! Nous sommes l'alternative nécessaire pour que les travailleurs n'oublient pas ce qu’est la solidarité, l’entraide, pour ne pas être dos à la nature, pour que les petits garçons et les petites filles puissent grandir libres, se fomente la coéducation et l'égalité entre les genres.

 

Compagnons, pour la lutte vers une société égalitaire et libre, pour l'Anarchie, nous devons être plus unis que jamais, loin des peurs nous devons savoir trouver des points de rencontre et ne pas oublier que l'alternative est l'Anarchie, pour cela nous nous joignons au désir du poète uruguayen Mario Benedetti en disant

                                    

Que les justes avancent 

bien qu'ils soient imparfaits et blessés 

qu'ils avancent entêtés comme des castors

solidaires comme des abeilles 

aguerris comme des jaguars 

et empoignent tous leurs nons

pour installer la grande affirmation

 
Confederación Regional de Levante

(*) jeunes travailleurs, diplômés d'études supérieures, payés mille euros par mois.

Publié dans luttes sociales

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