Un accident trop mal orchestré.

Publié le par ced

Il y a bientôt 15 ans,

le 6 avril 1993, à Wattrelos, un soir, les flics ont rappliqué parce que des jeunes faisaient les cons avec des bagnoles… Après une poursuite dans un terrain vague, le sous-brigadier Michel Fournier en empoigne un, Rachid Ardjouni, 17 ans, le jette au sol, pose un genou sur son dos et lui tire une balle dans la tête : coups et blessures involontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Six mois de prison ferme, non-inscription au casier judiciaire… Et des comme celle-là, même si elles datent un peu, on se rappelle et il y en a eu dans tous les quartiers populaires.

 

Et ça continue !

Il ne fait aucun doute que cette institution d’état mal dénommée « justice » déclarera dans les conclusions de son enquête
préliminaire (si elle aboutit !) pour « homicides involontaires » et « non-assistance à personne en danger » que la mort des deux jeunes de Villiers-le-Bel, Moshin Cehhouli, 15 ans, et Lakami Samoura, 16 ans, était « accidentelle », « involontaire », « sans intention de la donner »… Cela ne fait aucun doute non plus que l’on ne peut absolument pas faire confiance à cette « justice » ni aux media qui se sont faits un devoir de relayer cette propagande d’état.

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Il était néanmoins question dans ces media de poursuivre les policiers pour « non-assistance à personne en danger » puisque tout n’a pas été fait pour venir au secours de ces deux jeunes et que, s’il ne s’agissait vraiment que d’une simple collision accidentelle, la première chose qui aurait dû être faite dans ce cas là, c’est appeler les pompiers et le SAMU mais les flics responsables de cet accident ont préféré appeler la BAC ! Il reste à savoir dans quel but : achever les blessés ou jouer les infirmières ?


La vérité, c'est le mensonge !

Dans le roman de George Orwell « 1984 », Winston Smith travaille au ministère de la Vérité. Mais son travail n’est pas de préserver la vérité, mais au contraire de modifier les informations afin que la version de la vérité dictée par « Le Parti » ne puisse être contestée. Quand Le Parti qu’Orwell appelle Big Brother, ment à la population, une simple vérification dans les archives de Winston – les seules archives restantes – prouvera que les mensonges étaient la vérité.


Le porte-parole des familles a affirmé que selon une douzaine de témoignages recueillis par les familles et leur entourage depuis le drame, deux voitures de police circulaient dans la zone de l’accident, « après un appel radio lancé pour un vol à la roulotte ». Selon ce porte-parole, l’éventuelle présence de cette deuxième voiture « n’a pas été mentionnée par le parquet, et cela travestit un peu la réalité ». Mais plus que la présence d’une deuxième équipe de police, c’est ce possible appel radio qui aurait de l’importance, car le parquet avait indiqué initialement que le véhicule percuté par la mini-moto conduite par les adolescents circulait à faible allure puisqu’il effectuait une patrouille de routine, et non une intervention. (sources: france info, libération)


Un accident trop mal orchestré.

Ce prétendu accident a décidément été trop mal orchestré:
La moto qui, contrairement à la voiture, ne semble pas avoir subi un grand choc, a ensuite été tirée sur 35 mètres, des témoins et des traces laissées dans le bitume en attestent. Pourquoi? Les policiers sont partis 20 minutes avant l'arrivée des secours. Pourquoi ?

 

Voici un petit récit des évènements par un témoin du quartier :ici


Résistance et solidarité dans les quartiers.

Parce qu’il n'est pas étonnant quand on emploie des méthodes de la gestapo (écraser des gamins ou les envoyer dans des transformateurs électriques) d'essuyer quelques tirs de la résistance, d
ès le début des échauffourées, dans la nuit du 25 novembre, la nuit du drame, le poste de police de Villiers-le-Bel a été assiégé puis incendié. Trois soirs durant, les ­forces de l'ordre ont essuyé des tirs d'armes à feu. Les échauffourées avec la police se sont étendues jusqu'à Toulouse.


L'absence de collaboration de la population locale aux appels à la délation lancés par l'état contre les émeutiers est une marque de solidarité et de résistance qu'il convient de souligner car il est un démenti cinglant à toutes les insinuations des professionnels de la politique et de la démagogie médiatiques qui ont surestimé leur capacité à manipuler les habitants des quartiers.

 

Jusqu'à ce jour les francs-tireurs n'ont pas été dénoncés ni arrêtés. Hourra! Comme disait The Clash,

You Can Crush Us
You Can Bruise Us
But You'll Have To Answer To
Oh, The Guns Of Brixton...




Solidarité avec tous les émeutiers!

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