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Partout des AG s'organisent et des coordinations se mettent en place. Quelques manifs pour se mettre en jambes, il y a même un peu de soleil aussi... On occupe, on bloque ou on va le faire. Oui, mais... A part, à Rouen, au Mirail, à Tolbiac, les amphis ne sont pas pleins. Les étudiants ne sont pas encore pleinement mobilisés. Il faut dire que les revendications ne sont pas encore bien claires.

Il y a ceux qui veulent éviter à tout prix les débordements des "casseurs" (comme ils disent) et limiter les revendications au seul retrait de la loi Pecresse. On ne les présente plus. Tout le monde les aura reconnus. Pas besoin de les citer. C'est toujours les mêmes...

En face, dans la rue, "Nous sommes tous des casseurs!" répondaient des banderoles dans les cortèges d'étudiants et lycéens contre le CPE et quand ces cortèges se faisaient massacrer par la B.A.C. venue en renfort de C.R.S. de plus en plus armées, on ne pouvait que se demander de quels casseurs on parle ?

Limiter les revendications des étudiants au seul retrait de la loi Pecresse équivaut à un suicide pour le mouvement social. Le mouvement étudiant a toujours été un moteur ou plutôt un starter pour les luttes sociales et limiter son champ d'action aux seules réformes universitaires, c'est le rendre inopérant pour tout le reste.

Il y a aussi ceux qui ont leur plate-forme de revendications, qui ont compris qu'il faut tout de suite élargir les revendications dans le but d'élargir le mouvement. Mais voilà, tout le monde n'a pas la même recette et chacun y va de son savoir-faire en cuisine. De plus, les ingrédients ont du mal à sortir du champ universitaire. Les étudiants sont capables de sortir des pages et des pages de revendications sans qu'aucune ne concerne quelqu'un qui n'est pas inscrit à l'université !

Alors la question reste la même que lors des émeutes de Mai,

QUELLES REVENDICATIONS ? ? ?

Les revendications peuvent aussi jouer un rôle dans la mobilisation, à condition qu'elles soient mobilisatrices, ce qui est loin d'être gagné... On voudrait saboter le mouvement, on ne s'y prendrait pas autrement !

Les revendications sont plus qu'un prétexte puisqu'elles sont ce pour quoi on se bat, ce pour quoi on lutte jusqu'à satisfaction. Elles ont un double-rôle : elles définissent notre engagement commun, ce pour quoi nous luttons ensemble aujourd'hui et un objectif, ce que le mouvement espère obtenir.

Même si c'est peut-être faire un peu la fine bouche, il faut arriver à définir un champ de revendications, à la fois, suffisamment ambitieux pour être intéressant et mobilisateur, et suffisamment modéré pour que le mouvement tienne jusqu'à la satisfaction complète de toutes les revendications.


delenda capitalismo!
Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /2007 16:29
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Idées politiques

La signification réelle du mot "République" est "chose publique", donc ce qui est propre à la collectivité et englobe la propriété collective.

"Démocratie" signifie le libre exercice des droits individuels, ce qui n'est praticable que dans l'Anarchie.

La véritable république démocratique et fédérale est la propriété collective, l'Anarchie et la Fédération économique, c'est à dire la libre fédération universelle des libres associations ouvrières, agricoles et industrielles.

Section régionale espagnole de la Première Internationale. 1er Septembre 1871.

"La république est une anarchie positive.

Ce n'est ni la liberté soumise A l'ordre, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre.

C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre mais MERE de l'ordre."

Pierre-Joseph Proudhon
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